Offre limitéeTestez gratuitement pendant 7 joursCommencer
6 min de lecture

Programme de formation : de quoi parle-t-on exactement ?

Le programme de formation décrit ce que l'apprenant va apprendre, en combien de temps et comment. Il annonce les objectifs, il détaille le contenu, il dit comment les acquis seront évalués. De votre côté, vous le remettez avant l'inscription et vous le tenez à jour. Voici les six rubriques à y faire figurer, et les pièces à remettre avec lui.

Qu’est-ce qu’un programme de formation ?

Le programme de formation est le document qui décrit une action de formation avant qu’elle commence : à qui elle s’adresse, ce qu’il faut savoir pour la suivre, ce que l’apprenant saura faire à la fin, le contenu et la durée, les méthodes employées et la façon dont les acquis seront évalués. Il est remis avant l’inscription, puis sert de référence pendant toute la formation.

Le code du travail définit l’action de formation comme « un parcours pédagogique permettant d’atteindre un objectif professionnel », à l’article L6313-2. Le programme est la forme écrite de ce parcours. Plusieurs textes s’y réfèrent : l’article L6353-4 exige que le contrat conclu avec une personne qui finance elle-même sa formation en précise le programme, sous peine de nullité, et l’article D6353-1 demande que la convention indique l’intitulé, l’objectif, le contenu et la durée de l’action.

Le référentiel national qualité en fait aussi une pièce centrale. L’indicateur 1 demande une information publique sur les prérequis, les objectifs, la durée, les modalités et délais d’accès, les tarifs, les contacts, les méthodes mobilisées, les modalités d’évaluation et l’accessibilité aux personnes handicapées. Les six rubriques qui suivent couvrent l’ensemble.

Rubrique 1 : l’intitulé et le public visé

L’intitulé dit ce que la formation permet de faire, pas seulement le thème abordé. « Animer un entretien annuel » renseigne mieux que « Management ». S’il s’agit d’une formation certifiante, l’intitulé reprend celui de la certification enregistrée au RNCP ou au Répertoire spécifique.

Le public visé décrit les personnes à qui la formation s’adresse : leur métier, leur fonction, leur niveau. Il permet au candidat de savoir tout de suite s’il est concerné, et à l’auditeur de vérifier que le contenu correspond à ce public.

Ajoutez une mention sur l’accessibilité aux personnes en situation de handicap : le nom et le contact du référent handicap, et la possibilité d’adapter la formation après échange. C’est l’une des informations que l’indicateur 1 exige explicitement.

Rubrique 2 : les prérequis

Les prérequis sont les connaissances ou l’expérience nécessaires pour suivre la formation dans de bonnes conditions. Ils se formulent comme des capacités vérifiables : « savoir utiliser un tableur », « avoir encadré une équipe pendant au moins un an ».

Quand la formation n’en exige aucun, écrivez-le. Une rubrique vide laisse penser que vous avez oublié la question ; la mention « aucun prérequis » montre que vous l’avez posée.

Indiquez aussi comment vous vérifiez ces prérequis : un questionnaire avant l’inscription, un test de positionnement, un entretien. Le candidat sait ainsi ce qui l’attend, et vous gardez une trace de la vérification.

Rubrique 3 : des objectifs opérationnels et évaluables

L’indicateur 5 demande des objectifs opérationnels et évaluables. Un objectif opérationnel décrit ce que l’apprenant saura faire en situation de travail ; un objectif évaluable peut être vérifié par une épreuve.

La forme la plus sûre commence par « À l’issue de la formation, vous serez capable de », suivie d’un verbe d’action : réaliser, rédiger, conduire, paramétrer, choisir. Les verbes « comprendre », « connaître » ou « sensibiliser » ne se mesurent pas et appellent une reformulation.

Trois à six objectifs suffisent pour une formation de quelques jours. Au-delà, ils deviennent difficiles à évaluer un par un, et l’auditeur le remarquera en comparant les objectifs avec les évaluations.

Rubrique 4 : le contenu et la durée

Le contenu découpe la formation en modules ou en séquences, chacun avec son thème et sa durée. Ce découpage aide l’apprenant à se projeter, et il permet de vérifier que chaque objectif trouve sa place dans le parcours.

La durée totale s’exprime en heures, éventuellement complétée par le nombre de jours. C’est elle qui se retrouve dans la convention, sur les feuilles d’émargement et sur le certificat de réalisation : une durée de quatorze heures au programme et de douze heures sur les émargements pose une question à laquelle il faudra répondre.

Si une partie se déroule à distance, précisez-le, avec la nature des activités et leur durée moyenne, comme l’exige l’article D6313-3-1 du code du travail. Faites de même pour une partie réalisée en situation de travail.

Rubrique 5 : les méthodes et les modalités d’évaluation

Les méthodes mobilisées décrivent la façon dont la formation se déroule : apports théoriques, études de cas, mises en situation, ateliers, travaux pratiques. L’indicateur 6 demande que ces modalités soient adaptées aux objectifs et au public : une formation dont l’objectif est un geste professionnel appelle de la pratique.

Les modalités d’évaluation disent comment vous vérifierez l’atteinte de chaque objectif : questionnaire, mise en situation, production, étude de cas notée. Elles annoncent aussi l’évaluation à l’entrée, quand vous en faites une, et la nature de ce que l’apprenant recevra à la fin : attestation, certificat, certification.

Gardez le lien entre les deux rubriques. Une évaluation qui ne porte que sur des connaissances ne peut pas prouver un objectif de savoir-faire.

Rubrique 6 : l’accès, le tarif et le contact

Les modalités d’accès décrivent comment s’inscrire : entretien, dossier, test, accord du financeur. Les délais d’accès disent combien de temps s’écoule entre la demande et l’entrée en formation, ou indiquent les dates des prochaines sessions.

Le tarif s’affiche clairement, en précisant s’il s’entend hors taxes ou toutes taxes comprises, par personne ou par groupe.

Terminez par un contact : le nom ou la fonction de la personne à joindre, avec une adresse et un numéro. Datez enfin le programme et donnez-lui un numéro de version : rien ne l’impose, mais c’est la façon la plus simple de montrer que l’information est à jour.

À retenir : le programme de formation suit la formation dans le temps. Mettez-le à jour chaque fois que le contenu, les méthodes, la durée ou les objectifs changent, et conservez les versions précédentes pour retrouver celle qui s’appliquait à chaque session.

Ce que l’auditeur Qualiopi regarde, dans l’ordre

Il commence par l’information publique, au titre de l’indicateur 1 : il consulte votre site ou votre catalogue et vérifie que chaque formation présente les éléments attendus. Une information partielle ou absente de certains supports conduit en général à une non-conformité mineure, qui appelle un plan d’action dans les six mois.

Il ouvre ensuite quelques programmes pour examiner les objectifs et les contenus, au titre des indicateurs 5 et 6 : les objectifs sont-ils évaluables, le contenu permet-il de les atteindre, les méthodes conviennent-elles au public ?

Il termine en comparant le programme au déroulé réel : les émargements, l’attestation d’assiduité, les évaluations réalisées, au titre de l’indicateur 11. C’est là que les écarts de durée ou d’objectifs apparaissent. Pour l’ensemble des pièces attendues, consultez notre rubrique Les documents et les preuves.

Le tableau des six rubriques

RubriqueCe que vous écrivezCe que l’auditeur vérifie
L’intitulé et le publicCe que la formation permet de faire, et pour quiQue le contenu correspond au public annoncé
Les prérequisLes capacités nécessaires, ou la mention « aucun prérequis »Que la rubrique existe et que les prérequis sont vérifiés
Les objectifsDes verbes d’action, trois à six objectifsQu’ils sont opérationnels et évaluables
Le contenu et la duréeLes modules, leur durée, la durée totale en heuresQue la durée se retrouve sur les émargements
Les méthodes et l’évaluationComment la formation se déroule et comment les acquis sont vérifiésQue chaque objectif est réellement évalué
L’accès, le tarif et le contactLes délais, le prix, la personne à joindre, l’accessibilitéQue l’information est complète et à jour

Le point que tout le monde rate : ce qui se remet avec le programme

Beaucoup d’organismes pensent que remettre le programme suffit. L’article L6353-8 du code du travail demande davantage. Avant l’inscription définitive, le stagiaire ou l’apprenti doit disposer des objectifs et du contenu, mais aussi de la liste des formateurs, des horaires, des modalités d’évaluation, des coordonnées de la personne chargée des relations avec les stagiaires et du règlement intérieur.

Quand la personne finance elle-même sa formation, elle doit recevoir en plus les tarifs, les modalités de règlement et les conditions financières en cas d’arrêt anticipé ou d’abandon, avant son inscription et tout paiement.

La solution la plus simple consiste à réunir ces éléments dans un même envoi, au moment de l’inscription, et à garder la trace de cet envoi. Le programme reste le cœur du dossier ; les autres pièces l’accompagnent.

Formation certifiante, sur mesure ou sous-traitée : les cas particuliers

Formation certifiante. Le programme s’appuie sur le référentiel de la certification enregistrée au RNCP ou au Répertoire spécifique. Ses objectifs reprennent les compétences visées, et ses modalités d’évaluation renvoient aux épreuves fixées par le certificateur. L’auditeur vérifie cette adéquation au titre de l’indicateur 7.

Formation sur mesure. Pour une formation conçue à la demande d’une entreprise, le programme s’écrit après l’analyse du besoin, au titre de l’indicateur 4. Il reste un document propre à cette action, joint à la convention, et non une copie du programme catalogue.

Formation sous-traitée. Quand vous confiez tout ou partie d’une action à un autre organisme ou à un formateur indépendant, le programme remis à l’apprenant reste celui du donneur d’ordre, qui en répond. Le contrat précise qui le rédige et qui le tient à jour. Sur ce montage, consultez nos articles sur le sous-traitant Qualiopi et sur les preuves à fournir à l’auditeur.

Par où commencer pour mettre vos programmes en conformité ?

Commencez par lister vos formations et ouvrez le programme de chacune à côté de la page qui la présente sur votre site ou votre catalogue. Vérifiez que les rubriques sont les mêmes, avec les mêmes durées et les mêmes tarifs.

Reprenez ensuite les objectifs, un par un. Remplacez les verbes qui ne se mesurent pas, puis vérifiez qu’à chaque objectif correspond au moins une évaluation. Ajoutez la mention « aucun prérequis » là où la rubrique est vide.

Réclamez enfin à vos formateurs le déroulé réel de leurs dernières sessions. Comparez-le au programme : durée, modules, méthodes. Chaque écart se corrige soit dans le programme, soit dans la façon d’animer, et la nouvelle version porte sa date.

Rédiger vos programmes avec Workbots Formations

La difficulté d’un programme de formation tient rarement à la liste des rubriques : elle tient à la cohérence, entre le programme, le site, les évaluations et ce qui se passe réellement en salle, formation après formation. C’est ce que le logiciel Workbots prend en charge.

À la création d’une formation, l’IA génère une fiche pédagogique complète : objectifs, prérequis, public, contenu par modules et compétences visées. Elle produit aussi le test de positionnement, l’évaluation finale et un QCM par module, et établit la corrélation entre vos objectifs pédagogiques et l’évaluation finale. Pour une formation certifiante, la fiche RNCP ou RS se récupère directement depuis France compétences.

Vos formations alimentent ensuite un catalogue en ligne, sur une page publique partageable qui affiche votre certification Qualiopi, avec un formulaire de préinscription intégrant l’analyse du besoin. À l’ouverture d’une session, les conventions, contrats de formation et convocations sont générés à partir des mêmes données.

Pour faire le point sur vos programmes existants ou préparer un audit, un échange de trente minutes permet de traiter votre situation concrète.

Questions fréquentes

Le programme de formation a-t-il une valeur contractuelle ?
Oui, quand la personne finance elle-même sa formation : son contrat doit préciser le programme, sous peine de nullité. Avec une entreprise, la convention reprend l'intitulé, l'objectif, le contenu et la durée de l'action, et le programme y est souvent joint en annexe. Dans les deux cas, ce que vous avez annoncé vous engage.
Un formateur peut-il être certifié Qualiopi à titre personnel ?
Non, la certification Qualiopi est délivrée à un prestataire de formation, pas à une personne pour ses compétences. Un formateur indépendant peut en revanche être certifié s'il exerce lui-même comme organisme de formation, avec son propre numéro de déclaration d'activité. Dans un programme, indiquez donc la qualification du formateur, sans le présenter comme certifié Qualiopi.
Faut-il un programme différent pour chaque session ?
Non, un même programme sert à toutes les sessions d'une formation, tant que son contenu, sa durée et ses objectifs ne changent pas. Une formation sur mesure pour une entreprise appelle en revanche son propre programme, rédigé après l'analyse du besoin. Datez chaque version pour savoir laquelle s'appliquait à une session donnée.
Le programme doit-il être publié sur le site internet de l'organisme ?
L'indicateur 1 demande une information accessible au public, sans imposer de support. Le site internet reste le plus simple, mais un catalogue ou une plaquette peuvent convenir. L'essentiel est que chaque support présente les mêmes informations, à jour, et identiques à celles du programme remis au candidat.

Envie d'une démo du logiciel ?

En 30 minutes, vous voyez ce qu'il change dans votre quotidien, le temps qu'il vous fait gagner, et s'il est fait pour vous.