Offre limitéeTestez gratuitement pendant 7 joursCommencer
7 min de lecture

SISE : de quoi parle-t-on exactement ?

SISE est l'enquête statistique du ministère de l'Enseignement supérieur sur les étudiants et leurs diplômes. Elle compte les inscrits au 15 janvier, elle suit les diplômés, elle repère chaque étudiant par son INE. De votre côté, vous savez si elle vous concerne, ou si SIFA et le BPF s'appliquent à votre place. Voici les six éléments à connaître, et le champ à soigner avant chaque remontée.

Qu’est-ce que SISE ?

SISE, pour système d’information sur le suivi de l’étudiant, est le dispositif statistique du ministère de l’Enseignement supérieur qui recense les étudiants inscrits dans les établissements d’enseignement supérieur et les diplômes qu’ils obtiennent. Il est piloté par le service statistique du ministère, la sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques, le SIES.

Chaque année, les établissements concernés transmettent des données sur leurs inscrits, puis sur leurs diplômés. Ces données servent à connaître les effectifs, les parcours, la réussite et l’origine des étudiants, et alimentent les statistiques publiques de l’enseignement supérieur.

SISE concerne les établissements d’enseignement supérieur, pas les organismes de formation continue en tant que tels. Pour un organisme de formation, l’enjeu est donc de savoir s’il est concerné, et sinon, quel autre dispositif lui correspond. Six éléments permettent de s’y retrouver.

À retenir : SISE est l’enquête statistique du ministère de l’Enseignement supérieur sur les étudiants et leurs diplômes. Elle concerne les établissements d’enseignement supérieur. Les apprentis des CFA relèvent d’un autre dispositif, SIFA.

Élément 1 : un dispositif statistique du ministère

SISE n’est ni une plateforme d’inscription ni un outil de gestion : c’est un système de collecte statistique. Les établissements y transmettent des données issues de leurs propres logiciels de scolarité, que le ministère contrôle, consolide et exploite.

Les résultats nourrissent les publications officielles sur les effectifs étudiants et sur la réussite en licence ou en master. Ils servent aussi à des outils plus récents : InserSup, qui mesure l’insertion professionnelle des diplômés, combine ainsi les données de SISE avec celles d’autres sources, dont SIFA.

Pour un établissement, SISE n’est donc pas une démarche facultative ou commerciale. C’est sa contribution à la connaissance publique de l’enseignement supérieur, et une obligation à laquelle il répond chaque année.

Élément 2 : sept enquêtes selon le type d’établissement

SISE regroupe sept enquêtes, une par grande famille d’établissements. Selon le programme de travail 2025 du SIES, l’année 2023-2024 comptait notamment SISE-Université, avec 85 établissements, SISE-Management, avec 204 écoles de commerce et de gestion, SISE-Ingénieur, avec 117 écoles, et SISE-Culture, avec 309 établissements.

S’y ajoutent les enquêtes consacrées aux écoles normales supérieures, aux universités privées et une enquête complémentaire, dite 26 bis. Chaque enquête a ses propres spécifications, adaptées aux formations qu’elle couvre.

Un établissement relève d’une seule de ces enquêtes, selon sa nature et sa tutelle. Le ministère lui indique laquelle, et lui transmet les consignes de la campagne. Pour un établissement nouvellement créé ou qui change de statut, la première étape consiste à identifier son enquête de rattachement auprès du ministère, avant la rentrée qui précède sa première remontée.

Élément 3 : des remontées individuelles, étudiant par étudiant

Dans la plupart des enquêtes SISE, l’établissement transmet des données individuelles : une ligne par étudiant inscrit, avec ses caractéristiques, sa formation et, plus tard, son diplôme. Le champ des remontées individuelles couvre désormais près de 93 % des effectifs étudiants.

Chaque étudiant y est repéré par son identifiant national étudiant, l’INE, qui permet de suivre son parcours d’une année à l’autre et d’un établissement à l’autre. Les données transmises portent notamment sur la formation suivie, le baccalauréat ou le titre d’accès, l’âge, la nationalité et l’origine sociale.

Ces informations sont exploitées à des fins statistiques. Elles ne servent pas à prendre des décisions individuelles sur un étudiant.

Élément 4 : un calendrier fixe

La campagne suit deux temps. Le premier porte sur les inscriptions enregistrées au 15 janvier de l’année universitaire : l’établissement transmet la liste de ses inscrits à cette date.

Le second porte sur la diplomation de l’année précédente. Le ministère a avancé ce calendrier : la collecte est lancée en décembre pour les universités, et la date de référence est fixée au 15 mars pour les autres établissements. L’objectif est de publier plus tôt les indicateurs de réussite.

Ces dates commandent l’organisation interne de l’établissement : les inscriptions doivent être à jour en janvier, et les résultats des jurys saisis avant le printemps.

En pratique, la remontée se prépare dès la rentrée. Fixez une date interne de clôture des inscriptions, quelques jours avant le 15 janvier, faites vérifier les dossiers incomplets par le service de scolarité, et prévoyez une personne disponible pendant la période de collecte pour répondre aux comptes rendus d’anomalies. Les mêmes règles valent au printemps pour les résultats des jurys.

Élément 5 : une réponse obligatoire, une collecte contrôlée

Les enquêtes SISE relèvent de la statistique publique, et la réponse y est obligatoire pour les établissements concernés. Elle ne se négocie pas d’une année sur l’autre.

Depuis la campagne 2024-2025, la collecte passe par une nouvelle application, mise en production fin 2024, et par une plateforme d’échanges, PEPSISE, qui applique des contrôles automatiques et produit des comptes rendus. L’établissement voit ainsi les anomalies de son fichier et peut les corriger avant validation.

Un fichier rejeté ou incomplet ne disparaît pas : il revient à l’établissement, avec la liste des erreurs à traiter. D’où l’intérêt de données propres dès la saisie.

Élément 6 : les dispositifs voisins

Tous les établissements ne relèvent pas de SISE. Les apprentis inscrits dans un centre de formation d’apprentis sont recensés par une autre enquête individuelle, SIFA, que les CFA connaissent bien.

Les établissements privés qui ne relèvent d’aucune enquête SISE transmettent des données agrégées par une autre collecte du ministère, appelée CIDONES. La formation continue a ses propres enquêtes, devenues moins fréquentes, et le ministère s’appuie aussi sur les bilans pédagogiques et financiers transmis par les organismes.

Pour un organisme de formation continue, le document annuel à transmettre reste donc le bilan pédagogique et financier, sur Mon Activité Formation, et non SISE. Sa date de référence est fixée au 30 avril, et c’est lui qui maintient la déclaration d’activité en vigueur.

Ce que la plateforme de collecte vérifie, dans l’ordre

Elle commence par la forme du fichier : le respect des spécifications de l’enquête, les variables attendues, leurs codes et leurs formats. Un code de formation erroné ou un champ obligatoire vide fait apparaître une anomalie.

Elle vérifie ensuite la cohérence des données, par exemple entre la formation déclarée et les nomenclatures du ministère, ou entre les identifiants nationaux étudiants et les remontées des années précédentes.

Elle termine par le compte rendu : la liste des anomalies à corriger avant la validation définitive. Pour un regard plus large sur les démarches qualité, voyez notre rubrique Obtenir et garder la certification.

Le tableau des six éléments

ÉlémentCe qu’il faut savoirCe que cela demande
Le dispositifUne collecte statistique du ministère, pilotée par le SIESDes données exactes, issues du logiciel de scolarité
Les enquêtesSept enquêtes selon le type d’établissementConnaître l’enquête dont relève l’établissement
Les donnéesUne ligne par étudiant, repéré par son INEUn identifiant national étudiant juste pour chacun
Le calendrierInscrits au 15 janvier, diplômés ensuiteDes inscriptions et des résultats saisis à temps
L’obligationUne réponse obligatoire, contrôlée par la plateformeCorriger les anomalies avant validation
Les dispositifs voisinsSIFA pour les apprentis, CIDONES, BPFSavoir quelle collecte vous concerne

Le point que tout le monde rate : l’identifiant national étudiant

La qualité d’une remontée SISE se joue souvent sur un seul champ : l’INE. Un identifiant mal saisi, inventé ou attribué en double rompt le suivi du parcours de l’étudiant, et fausse les statistiques de réussite et de poursuite d’études.

Le problème apparaît surtout à l’inscription. Un étudiant qui arrive d’un autre établissement, d’un lycée ou de l’étranger doit être rattaché à son identifiant existant, ou en recevoir un nouveau selon les règles prévues, sans création parallèle.

La correction tient en une habitude : vérifiez l’INE au moment de l’inscription, à partir des pièces fournies par l’étudiant, plutôt qu’au moment de la remontée de janvier, quand il est trop tard pour le retrouver. Conservez la pièce justificative dans le dossier de l’étudiant : elle servira si le compte rendu signale une anomalie.

École privée, CFA, organisme de formation continue : qui fait quoi ?

École privée d’enseignement supérieur. Selon sa nature, elle relève d’une enquête SISE, par exemple SISE-Management pour une école de commerce, ou d’une collecte agrégée. Le ministère lui indique le dispositif applicable ; en cas de doute, c’est auprès du SIES qu’il faut se renseigner.

Centre de formation d’apprentis. Il déclare ses apprentis dans SIFA, pas dans SISE, même quand ils préparent un diplôme de l’enseignement supérieur. Un apprenti inscrit à la fois dans un CFA et dans un établissement d’enseignement supérieur peut apparaître dans les deux sources ; le ministère mène d’ailleurs un travail de rapprochement entre SIFA et SISE sur l’apprentissage.

Organisme de formation continue. Il n’a pas de remontée SISE à faire. Sa déclaration annuelle est le bilan pédagogique et financier. S’il prépare des stagiaires à une certification délivrée par un établissement d’enseignement supérieur, c’est cet établissement qui gère ses propres déclarations. Pour situer les acteurs de la certification, voyez nos articles sur France compétences et sur la norme française AFNOR.

Par où commencer pour savoir si vous êtes concerné ?

Commencez par votre statut. Êtes-vous un établissement d’enseignement supérieur qui inscrit des étudiants et délivre des diplômes, un CFA, ou un organisme de formation continue ? La réponse désigne le dispositif : SISE, SIFA ou le bilan pédagogique et financier.

Reprenez ensuite votre calendrier, si vous êtes concerné par SISE : inscriptions arrêtées au 15 janvier, résultats des jurys saisis avant la collecte de diplomation, personne désignée pour déposer le fichier et traiter le compte rendu.

Réclamez enfin à votre éditeur de logiciel de scolarité un export conforme aux spécifications de l’enquête dont vous relevez, et vérifiez-le avant chaque campagne. Un test sur un fichier partiel, quelques semaines avant l’échéance, révèle souvent les codes manquants ou mal paramétrés. Pour préparer par ailleurs vos audits qualité, consultez notre article Audit Qualiopi : la marche à suivre, étape par étape.

Gérer vos données apprenants avec Workbots Formations

La difficulté des enquêtes statistiques tient rarement à leur dépôt : elle tient à la qualité des données saisies tout au long de l’année, apprenant par apprenant. C’est ce que le logiciel Workbots prend en charge pour les organismes de formation et les CFA.

Les informations de chaque apprenant sont centralisées dans une base dédiée, avec son entreprise, son historique de formations et les documents générés, et la recherche multicritères permet de retrouver et de corriger rapidement une donnée. Pour les CFA, le plan CFA prend en charge la déclaration SIFA, et le module BPF génère le Cerfa 10443*17 pour les organismes de formation continue.

Workbots ne produit pas de fichier au format SISE : cette remontée reste propre aux établissements d’enseignement supérieur et à leurs logiciels de scolarité.

Pour faire le point sur les déclarations qui vous concernent, un échange de trente minutes permet de traiter votre situation concrète.

Questions fréquentes

Quel rapport entre SISE et le mot « sise » dans une adresse ?
Aucun. Dans une adresse, « sis » ou « sise » est un participe qui signifie « situé » : « la société sise à Lyon ». SISE en majuscules est un sigle : le système d'information sur le suivi de l'étudiant, l'enquête statistique du ministère de l'Enseignement supérieur.
Un organisme de formation continue doit-il répondre à l'enquête SISE ?
Non. SISE concerne les établissements d'enseignement supérieur qui inscrivent des étudiants et délivrent des diplômes. Un organisme de formation continue transmet chaque année son bilan pédagogique et financier sur Mon Activité Formation, et un CFA déclare ses apprentis dans SIFA.
Quelle différence entre SISE et SIFA ?
SISE recense les étudiants des établissements d'enseignement supérieur et leurs diplômes. SIFA recense les apprentis inscrits dans les centres de formation d'apprentis. Ce sont deux enquêtes individuelles distinctes, que le ministère croise par exemple pour mesurer l'insertion professionnelle des diplômés.
Que faire si un étudiant arrive sans identifiant national étudiant ?
Vérifiez d'abord qu'il n'en a pas déjà un, attribué au lycée ou dans un autre établissement : il figure souvent sur ses relevés de notes ou ses certificats de scolarité. S'il n'en a vraiment pas, l'établissement lui en fait attribuer un selon les procédures du ministère, au moment de l'inscription et non lors de la remontée.

Pas encore certifié Qualiopi ?

Trente minutes pour comprendre votre situation et vous présenter notre accompagnement jusqu'à l'obtention de Qualiopi.