Offre limitéeTestez gratuitement pendant 7 joursCommencer
6 min de lecture

Liste formation CPF : de quoi parle-t-on exactement ?

Depuis 2019, la loi fixe elle-même les formations éligibles au CPF. Elle retient les certifications RNCP, elle encadre celles du répertoire spécifique, elle ajoute la VAE et le bilan. De votre côté, vous publiez votre offre sur EDOF et vous préparez chaque stagiaire à l'examen. Voici les six éléments à connaître, et les nouveaux plafonds de 2026.

Existe-t-il une liste des formations CPF ?

Plus depuis 2019. Jusqu’à la fin de l’année 2018, les formations éligibles au compte personnel de formation figuraient sur des listes établies par les partenaires sociaux : une liste nationale interprofessionnelle, des listes de branches et des listes régionales. La loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel les a supprimées au 1er janvier 2019.

Depuis, l’éligibilité découle directement de la loi. L’article L6323-6 du code du travail fixe les catégories de formations finançables par le CPF : celles qui mènent à une certification enregistrée au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ou au répertoire spécifique (RS), et quelques actions désignées par la loi, comme la validation des acquis de l’expérience ou le bilan de compétences.

Ce que l’on appelle aujourd’hui la « liste des formations CPF », c’est donc le catalogue de Mon Compte Formation, la plateforme gérée par la Caisse des dépôts et consignations. Il réunit les offres que les organismes de formation y publient, à condition qu’elles entrent dans l’une de ces catégories et que l’organisme remplisse les conditions requises. Six éléments permettent de s’y retrouver.

Élément 1 : les certifications enregistrées au RNCP

Le premier cas est le plus important. Une formation est éligible quand elle prépare à une certification professionnelle enregistrée au RNCP : un diplôme, un titre professionnel ou un certificat de qualification professionnelle enregistré. Elle l’est aussi quand elle prépare à un ou plusieurs blocs de compétences de cette certification.

Ces certifications sont enregistrées par France compétences, pour une durée limitée. Une certification dont l’enregistrement arrive à échéance sans être renouvelé sort du champ du CPF : vérifiez la date de fin d’enregistrement sur la fiche, avant de bâtir une offre dessus.

La fiche publiée par France compétences est la source à consulter. Elle indique le certificateur, le niveau, le référentiel de compétences, les blocs qui composent la certification et les modalités d’évaluation. C’est sur elle que s’alignent les objectifs et les évaluations de votre formation, et c’est elle que la Caisse des dépôts compare à votre offre.

Les formations menant à une certification RNCP restent finançables sans plafond propre, dans la limite des droits du titulaire et des éventuels financements complémentaires.

Élément 2 : les certifications du répertoire spécifique

Le répertoire spécifique regroupe des certifications et habilitations complémentaires à un métier : habilitations réglementaires, certifications de compétences transversales, certifications en langues ou en outils numériques. Il comprend aussi le socle de connaissances et de compétences professionnelles, le certificat CléA.

Ces formations sont éligibles, mais leur financement est désormais encadré. Le décret n° 2026-127 du 24 février 2026 plafonne à 1 500 euros la prise en charge des formations menant à une certification du répertoire spécifique, à l’exception de CléA. Au-delà, le dépassement reste à la charge du titulaire.

Le CPF ne finance pas non plus une certification ou un bloc de compétences que le titulaire a déjà obtenu, sauf pour une certification attestant d’un niveau en langue.

Élément 3 : la VAE et le bilan de compétences

Deux actions sont éligibles sans être des formations certifiantes : les actions permettant de faire valider les acquis de l’expérience, et les bilans de compétences.

Le bilan de compétences a fait l’objet de nouvelles règles en 2026. Sa prise en charge par le CPF est plafonnée à 1 600 euros, et seules les heures d’accompagnement réalisées par le prestataire sont prises en compte, pas le temps de travail personnel du bénéficiaire.

Pour la VAE, le CPF finance l’accompagnement et la préparation du candidat. La procédure de validation elle-même relève du certificateur.

Élément 4 : le permis de conduire

La préparation aux épreuves des permis de conduire du groupe lourd est éligible. Pour les véhicules légers, l’éligibilité est désormais réservée à certains publics : les demandeurs d’emploi, ou les titulaires dont la formation est cofinancée par un tiers, comme une région ou un opérateur de compétences.

Ces conditions, et les plafonds associés, ont été revus en 2026. Un organisme qui propose ces formations doit vérifier les règles en vigueur au moment où le titulaire passe commande.

Pour les autres organismes, l’enjeu est surtout de ne pas promettre à un candidat un financement auquel il n’a pas droit.

Élément 5 : des actions ouvertes à des publics précis

La loi ouvre aussi le CPF à des actions réservées à certains publics. Les bénévoles et les volontaires en service civique peuvent suivre des formations utiles à leurs missions, financées uniquement par les droits acquis au titre du compte d’engagement citoyen.

Les élus locaux disposent d’un droit individuel à la formation spécifique, géré lui aussi par la Caisse des dépôts, avec ses propres règles d’éligibilité.

Ces comptes font partie du compte personnel d’activité, qui regroupe les différents comptes d’une personne : voyez notre article sur le compte personnel d’activité.

Élément 6 : les conditions côté organisme

Pour que son offre apparaisse sur Mon Compte Formation, l’organisme doit réunir plusieurs conditions. Il doit être certifié Qualiopi, au titre des actions de formation ou des catégories concernées. Il doit être habilité par le certificateur à préparer à la certification visée, quand il n’est pas lui-même certificateur.

Il publie ensuite ses offres sur EDOF, l’espace des organismes de formation de la Caisse des dépôts, en acceptant les conditions générales d’utilisation de la plateforme. Ces conditions fixent ses obligations : information du titulaire, déclaration de l’entrée en formation, déclaration du service fait. Le fonctionnement est détaillé dans notre article sur EDOF.

L’organisme ne décide donc pas de l’éligibilité : elle vient de la certification visée. Il décide en revanche de ce qu’il publie, et il en répond.

À retenir : il n’existe plus de liste officielle des formations CPF depuis 2019. Une formation est finançable quand elle entre dans une catégorie prévue par la loi, le plus souvent une certification RNCP ou RS, et qu’elle est proposée par un organisme certifié Qualiopi et habilité. Ne promettez jamais un financement CPF pour une formation qui ne remplit pas ces conditions.

Ce que la Caisse des dépôts vérifie, étape par étape

Elle commence par l’offre : la certification visée et sa date de fin d’enregistrement, l’habilitation de l’organisme par le certificateur, la certification Qualiopi, la cohérence entre le contenu annoncé et la certification.

Elle regarde ensuite l’entrée en formation et le déroulement, à partir des déclarations faites sur EDOF : dates, durée réalisée, assiduité. Elle peut demander les justificatifs, dont les feuilles d’émargement et les relevés de connexion pour la partie à distance.

Elle termine par le service fait et la présentation à la certification, qui conditionnent le paiement. En cas de manquement, elle peut suspendre les paiements, demander un remboursement ou déréférencer l’organisme. Pour l’ensemble des règles, consultez notre rubrique CPF, EDOF et Caisse des dépôts.

Le tableau des six éléments

ÉlémentCe qui est éligibleLe point de vigilance
RNCPCertifications et blocs de compétencesLa date de fin d’enregistrement de la certification
Répertoire spécifiqueCertifications et habilitations, dont CléAUn plafond de 1 500 euros, sauf CléA
VAE et bilanAccompagnement VAE, bilans de compétencesUn plafond de 1 600 euros pour le bilan
Permis de conduireGroupe lourd, et véhicules légers sous conditionsLes conditions propres aux véhicules légers
Publics précisBénévoles, volontaires, élus locauxDes droits et des règles propres
Conditions de l’organismeQualiopi, habilitation, offre publiée sur EDOFLes obligations des conditions générales d’utilisation

Le point que tout le monde rate : l’examen conditionne le paiement

Beaucoup d’organismes considèrent que leur travail s’arrête à la fin de la formation. Pour une formation certifiante, l’article L6323-6 va plus loin : si le titulaire ne se présente pas, sans motif légitime, aux évaluations ou aux épreuves prévues, les droits du CPF ne peuvent pas servir à payer l’organisme, et la Caisse des dépôts peut exiger le remboursement des sommes déjà mobilisées.

La présentation à la certification devient donc un enjeu pour l’organisme lui-même. Elle se prépare dès l’inscription : dates d’examen annoncées, convocation transmise, rappel avant l’épreuve. Un stagiaire qui manque l’examen pour un motif légitime, comme une maladie, doit pouvoir le justifier : gardez ce justificatif avec son dossier.

La correction tient en une habitude : pour chaque stagiaire CPF, gardez la trace de son inscription à l’examen, de sa convocation et de sa présentation, au même titre que ses émargements.

Sous-traitance, CPF abondé, reste à charge : les cas particuliers

Sous-traitance. Depuis le 1er avril 2024, un organisme qui sous-traite une action financée par le CPF doit faire appel à un sous-traitant certifié Qualiopi, sauf exceptions pour certains micro-entrepreneurs, et la part sous-traitée est encadrée.

CPF abondé. Quand les droits du titulaire ne suffisent pas, un tiers peut compléter : employeur, opérateur de compétences, région ou France Travail. Lorsque France Travail abonde le compte d’un demandeur d’emploi, les dates et le taux de réalisation se déclarent sur EDOF, et les absences sur Kairos : voyez notre article Kairos, la marche à suivre.

Reste à charge. Depuis le 2 avril 2026, le titulaire paie une participation forfaitaire de 150 euros pour toute commande, fixée par le décret n° 2026-234 du 30 mars 2026. Les demandeurs d’emploi en sont exonérés, ainsi que les salariés dont l’employeur abonde le compte. Prévenez vos candidats avant la commande.

Par où commencer pour vérifier votre offre CPF ?

Commencez par la liste de vos formations. Pour chacune, notez la certification visée, son répertoire, son numéro de fiche et sa date de fin d’enregistrement. Les formations qui n’en visent aucune sortent du champ du CPF, quelle que soit leur qualité.

Reprenez ensuite vos habilitations : pour chaque certification dont vous n’êtes pas le certificateur, vérifiez que vous disposez d’une habilitation écrite, en cours de validité, et que vous figurez parmi les organismes déclarés.

Réclamez enfin, pour chaque stagiaire CPF, un dossier complet : commande, entrée en formation, émargements, inscription et présentation à l’examen. C’est ce dossier que la Caisse des dépôts demandera en cas de contrôle.

Gérer vos formations certifiantes avec Workbots Formations

La difficulté d’une offre CPF tient rarement à la publication sur EDOF : elle tient à la cohérence entre la certification visée, le contenu de la formation et les preuves de sa réalisation. C’est ce que le logiciel Workbots prend en charge.

À la création d’une formation, la fiche RNCP ou RS de la certification visée se récupère directement depuis France compétences, et l’IA génère la fiche pédagogique, le test de positionnement et l’évaluation finale, avec la corrélation entre vos objectifs et l’évaluation. Votre offre peut aussi être publiée dans un catalogue en ligne qui affiche votre certification Qualiopi.

Pour chaque session, les convocations, feuilles d’émargement par demi-journée, attestations et certificats de réalisation sont générés et rangés dans le dossier de chaque apprenant, prêts à être transmis en cas de contrôle.

Pour faire le point sur votre offre éligible au CPF, un échange de trente minutes permet de traiter votre situation concrète.

Questions fréquentes

Où consulter la liste des formations éligibles au CPF ?
Il n'existe plus de liste officielle depuis 2019. Le titulaire consulte les offres publiées sur Mon Compte Formation, et l'organisme vérifie l'éligibilité sur la fiche de la certification, publiée par France compétences au RNCP ou au répertoire spécifique.
Une formation non certifiante peut-elle être financée par le CPF ?
En règle générale, non. Hors certification RNCP ou RS, le CPF finance seulement les actions prévues par la loi : accompagnement à la VAE, bilan de compétences, certains permis de conduire et des formations réservées à des publics précis. Une formation courte sans certification relève d'autres financements, comme le plan de développement des compétences de l'employeur.
Un organisme non certifié Qualiopi peut-il proposer une formation sur Mon Compte Formation ?
Non. La certification Qualiopi est obligatoire pour publier une offre financée par le CPF. Pour une certification dont il n'est pas le certificateur, l'organisme doit aussi être habilité par ce dernier à y préparer.
Le titulaire du CPF doit-il payer une partie de sa formation ?
Oui, dans la plupart des cas. Depuis le 2 avril 2026, une participation forfaitaire de 150 euros s'applique à chaque commande, sauf pour les demandeurs d'emploi et les salariés dont l'employeur abonde le compte. Le dépassement des plafonds, par exemple au-delà de 1 500 euros pour une certification du répertoire spécifique, reste aussi à sa charge.

Pas encore certifié Qualiopi ?

Trente minutes pour comprendre votre situation et vous présenter notre accompagnement jusqu'à l'obtention de Qualiopi.