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Indicateur 25, la veille sur les innovations pédagogiques et technologiques : de quoi parle-t-on exactement ?

L’indicateur 25 du référentiel Qualiopi exige que l’organisme de formation mette en place une veille sur les innovations pédagogiques et technologiques et démontre comment cette veille nourrit ses prestations. Concrètement, il s’agit de surveiller les évolutions de votre métier, de les documenter et de prouver que vous en tirez des améliorations pour vos apprenants. Cet article vous donne le périmètre exact, un exemple concret et les points de vigilance pour passer l’audit.

Définition de l’indicateur 25 Qualiopi

L’indicateur 25 fait partie du critère 6, « Environnement professionnel », du référentiel national Qualiopi. Il évalue la capacité de l’organisme de formation à réaliser une veille sur les innovations pédagogiques et technologiques et à en intégrer les résultats dans ses prestations. En pratique, cela signifie que vous devez montrer que vous vous tenez informé des évolutions de votre secteur (outils numériques, méthodes d’apprentissage, évolutions réglementaires) et que ces informations ont un impact concret sur vos formations.

À qui s’applique cet indicateur ?

Cet indicateur concerne tous les organismes de formation et centres de formation d’apprentis (CFA) qui souhaitent obtenir ou renouveler la certification Qualiopi. Il s’applique que vous soyez un organisme de taille importante ou un formateur indépendant. Toutefois, son niveau d’exigence peut varier selon la nature de vos prestations :

  • Formations en présentiel : la veille portera surtout sur les innovations pédagogiques (nouvelles méthodes, adaptation aux publics, outils d’animation).
  • Formations à distance : la veille devra aussi couvrir les outils technologiques (plateformes LMS, outils collaboratifs, réalité virtuelle).
  • Formations en situation de travail (AFEST) : la veille intégrera des approches spécifiques de l’apprentissage en milieu professionnel.

Il n’y a pas d’exemption possible pour les organismes qui ne réalisent que des formations internes ou peu techniques : tout organisme certifié Qualiopi doit répondre à cet indicateur.

Que doit contenir votre veille ?

L’indicateur 25 ne définit pas un format précis. Vous êtes libre d’organiser votre veille comme vous le souhaitez, à condition de pouvoir en prouver la réalité et l’exploitation. Voici les éléments que les auditeurs regardent :

  • Une source identifiée : abonnements à des newsletters, participation à des webinaires, lecture de blogs spécialisés, veille juridique (ex : textes législatifs, arrêtés), suivi des publications de France Compétences ou des opérateurs de compétences (OPCO).
  • Une fréquence : même une veille mensuelle peut suffire, si elle est régulière et documentée. Une veille annuelle sera jugée insuffisante.
  • Une exploitation : le plus important. La veille doit déboucher sur une action concrète : modification d’un programme, achat d’un outil, mise à jour d’un support, adaptation d’une méthode pédagogique.

À retenir : l’auditeur ne cherche pas la preuve que vous avez tout lu sur l’innovation, mais que vous avez un processus simple, régulier et qui change quelque chose dans vos formations.

Exemple concret : un organisme de formation en bureautique

Prenons le cas d’un organisme qui forme des salariés sur Excel et Word. Voici comment il peut répondre à l’indicateur 25 :

  • Veille : le responsable pédagogique s’abonne à la newsletter de Microsoft pour l’éducation et suit le blog d’un formateur reconnu. Une fois par mois, il note les nouveautés (ex : une nouvelle fonction dans Excel, un changement dans l’interface).
  • Documentation : il tient un fichier partagé où il consigne la date, la source, la nouveauté et son intérêt potentiel. Par exemple, le 15 mars 2025, il note que Microsoft a ajouté une fonction de tri automatique dans Excel version 365.
  • Exploitation : il intègre cette information dans le programme de la formation « Excel avancé » : il ajoute un module de 30 minutes sur le tri automatique, met à jour le support stagiaire et prépare un exercice dédié. Il peut aussi décider de passer à une version plus récente d’Excel pour ses postes de démonstration.
  • Preuve : lors de l’audit, il présente le fichier de veille, le programme modifié avec la date de mise à jour, et un apprenant qui peut témoigner avoir découvert cette fonction en formation.

Cet exemple montre que même une veille modeste, si elle est tracée et exploitée, suffit pour satisfaire l’indicateur.

Ce que les auditeurs vérifient concrètement

Lors de l’audit, le certificateur examine généralement :

  • La traçabilité : un document ou un outil qui prouve que la veille existe (carnet, Trello, dossier partagé, mailbox dédiée).
  • Le lien avec vos formations : vous devez pouvoir montrer une modification récente d’un programme, d’un support ou d’une méthode suite à une information issue de la veille.
  • La régularité : si vous avez une veille intensive une fois par an mais rien entre-temps, l’auditeur pourra considérer que ce n’est pas une pratique continue.

Un point important : l’auditeur n’est pas un expert technique de votre domaine. Il ne jugera pas la pertinence de votre choix de source, mais la preuve que vous avez un processus et qu’il a un effet.

Cas particuliers : ce qui n’est pas attendu

Certains organismes pensent que l’indicateur 25 exige une veille exhaustive sur toutes les innovations technologiques. Ce n’est pas le cas. Par exemple :

  • Un formateur en comptabilité n’a pas besoin de suivre les innovations en intelligence artificielle généraliste. Il peut se concentrer sur les évolutions des normes comptables et des outils spécialisés.
  • Un organisme de formation en langues n’a pas besoin de surveiller les innovations des jeux vidéo. Il peut se focaliser sur les méthodes pédagogiques pour l’apprentissage des langues et les outils de visioconférence.

L’important est que la veille soit adaptée à votre offre et que vous puissiez démontrer son utilité.

Erreurs fréquentes à éviter

Voici quelques écueils constatés lors d’audits :

  • Veille sans exploitation : avoir un classeur rempli d’articles lus mais ne jamais modifier ses formations. L’auditeur considérera que l’indicateur est non conforme.
  • Veille non datée : impossible de prouver la régularité.
  • Veille trop large : suivre 50 newsletters sans rapport avec vos formations. Mieux vaut 3 sources pertinentes.
  • Absence de preuve d’exploitation : il faut un document qui montre l’avant/après (ex : programme avant la veille, programme après modification).

Comment mettre en place une veille efficace en 5 étapes

Pour les organismes qui partent de zéro, voici une méthode simple :

  1. Identifiez 2 à 5 sources fiables dans votre domaine (sites d’autorités, OPCO, syndicats professionnels, blogs reconnus).
  2. Planifiez un rythme : une demi-heure par semaine ou une heure par mois, selon votre charge.
  3. Documentez : créez un tableau avec colonnes « Date », « Source », « Information », « Action prévue ».
  4. Appliquez : chaque information pertinente doit donner lieu à une modification, même mineure, dans vos formations.
  5. Archivez : gardez les preuves de vos actions (programmes mis à jour, mails, comptes rendus).

Le lien avec le critère 6 dans son ensemble

L’indicateur 25 n’est pas isolé. Il s’inscrit dans le critère 6, qui exige que l’organisme prenne en compte l’environnement professionnel pour maintenir la qualité de ses formations. Les autres indicateurs du critère 6 concernent par exemple la qualification des formateurs (indicateur 24) ou la prise en compte des appréciations des apprenants (indicateur 26). Une veille bien structurée peut aussi vous aider à répondre à d’autres indicateurs, notamment lorsque vous devez justifier de l’actualisation des contenus.

Conclusion : un indicateur simple si vous êtes organisé

L’indicateur 25 n’est pas le plus complexe du référentiel, mais il exige une discipline que beaucoup d’organismes négligent. Avec une veille documentée, régulière et exploitée, vous franchirez l’audit sans difficulté. 

Cette discipline, un logiciel comme Workbots vous l'enlève des épaules : votre veille sur l'innovation pédagogique se génère automatiquement, un assistant IA vous aide à analyser les articles, et l'onglet Exploitation transforme chaque information retenue en action datée. La régularité et l'exploitation, les deux points sur lesquels l'auditeur vous attend, sont couvertes sans effort de votre part.

Si vous souhaitez être accompagné pour structurer votre veille ou préparer vos preuves, un échange de 30 minutes peut vous permettre de faire le point sur votre situation réelle.

Questions fréquentes

L’indicateur 25 s’applique-t-il aux formations en présentiel uniquement ?
Non, il s’applique à toutes les modalités : présentiel, distanciel, AFEST et mixte. La veille doit simplement être adaptée au type de formation que vous proposez.
Quelle est la différence entre veille pédagogique et veille technologique ?
La veille pédagogique concerne les méthodes d’apprentissage (pédagogies actives, évaluation, adaptation aux publics) tandis que la veille technologique porte sur les outils numériques (plateformes, logiciels, appareils). Les deux sont attendues, selon votre offre.
Puis-je utiliser une veille collective, mutualisée avec d’autres organismes ?
Oui, si vous pouvez démontrer que vous en êtes destinataire et que vous l’exploitez dans vos propres formations. Conservez les preuves de réception (mails, accès à un espace partagé).
Que se passe-t-il si je ne respecte pas l’indicateur 25 ?
L’auditeur émettra une non-conformité sur le critère 6. Selon la gravité, vous pourrez être soumis à un audit de suivi ou, en cas de non-conformité majeure, voir votre certification suspendue.
Faut-il une veille spécifique pour chaque formation ou une veille globale suffit ?
Une veille globale suffit si elle couvre l’ensemble de vos domaines de formation. Vous devez simplement pouvoir lier chaque information à une formation existante.
Combien de temps dois-je consacrer à la veille ?
Il n’y a pas de minimum horaire. Le plus important est la régularité et la traçabilité. 30 minutes par mois peuvent suffire si les informations sont exploitées.

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