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Logo Qualiopi : la marche à suivre, étape par étape

Le logo ne se demande pas : il découle de la certification, et le droit d'usage commence à la délivrance du certificat, pas avant. La procédure comporte une dizaine d'étapes, dont plusieurs sont régulièrement mal situées dans le temps. Voici l'ordre réel, les délais qui sont encadrés et ceux qui ne le sont pas.

1. Comprendre le cadre réglementaire

Le logo Qualiopi n'est pas un objet que l'on demande : il découle de la certification. Celle-ci atteste de la conformité de votre organisme au référentiel national qualité, et elle est délivrée par un organisme certificateur accrédité par le Cofrac.

Le logo est une marque de l'État français. Son usage est encadré par trois documents que votre certificateur vous remettra après l'obtention : le règlement d'usage, la charte d'usage et la charte graphique.

Une conséquence pratique à retenir dès maintenant : le droit d'usage commence à la délivrance du certificat. Pas à la signature du contrat avec le certificateur, pas à la réalisation de l'audit. Afficher le logo pendant la préparation constitue un usage frauduleux.

2. Vérifier votre éligibilité

La certification concerne les organismes qui réalisent des actions de développement des compétences et sollicitent des fonds publics ou mutualisés : organismes de formation, centres de formation d'apprentis, prestataires de bilans de compétences et d'accompagnement à la validation des acquis.

Identifier vos catégories d'actions

C'est l'étape la plus déterminante, et la plus souvent négligée. La certification porte sur des catégories d'actions précises : actions de formation, bilans de compétences, validation des acquis de l'expérience, actions de formation par apprentissage.

Ces catégories déterminent deux choses. Le nombre d'indicateurs applicables parmi les trente-deux du référentiel, qui varie selon votre périmètre. Et la mention qui accompagnera votre logo, puisqu'elle reprend exactement les catégories de votre certificat.

2.1 Les documents à préparer avant l'audit

Constituez un dossier structuré par indicateur, et non par type de document : c'est ainsi que l'auditeur travaille.

Il comprendra notamment votre numéro de déclaration d'activité, vos programmes de formation détaillés, les qualifications de vos intervenants, vos conventions et contrats types, vos modalités d'accueil des personnes en situation de handicap, vos évaluations et leur exploitation, ainsi que les traces de votre veille.

3. Choisir un organisme certificateur accrédité

Seuls les organismes accrédités par le Cofrac peuvent délivrer la certification. La liste officielle est publiée sur le site du Cofrac, et c'est la seule référence à consulter : un prestataire qui n'y figure pas ne peut pas vous certifier, quelles que soient ses garanties.

Ce qui détermine le devis

Trois éléments conditionnent le prix et la durée de l'audit, et ils ne relèvent pas de la négociation : votre chiffre d'affaires, le nombre de catégories d'actions certifiées, et votre nombre de sites.

Communiquez ces trois informations à chaque certificateur consulté pour obtenir des propositions comparables. Sollicitez-en plusieurs.

Point de vigilance : comparez ce qui est inclus. Certains devis couvrent uniquement l'audit initial, d'autres intègrent l'audit de surveillance obligatoire. À prix affiché égal, le contenu peut différer sensiblement.

4. Planifier l'audit initial

Une fois le certificateur choisi, vous signez un contrat de certification et convenez d'une date.

La durée de l'audit n'est pas laissée à l'appréciation du certificateur : elle est définie par des règles issues des arrêtés en vigueur, en fonction de votre profil. Les délais d'obtention d'un créneau, en revanche, varient selon les certificateurs et les périodes. Renseignez-vous au moment de votre demande.

4.1 Se préparer à l'audit

Utilisez cette période pour réaliser une revue interne indicateur par indicateur. Traitez en priorité les preuves qui ne se reconstituent pas : un programme se réécrit, un émargement non signé sur le moment est définitivement perdu.

Consignez vos actions correctives dans un document daté, avec un responsable et une échéance. Ce suivi démontre une démarche active, et c'est précisément ce que l'auditeur apprécie.

5. Passer l'audit initial

L'audit peut se dérouler sur site ou à distance selon les modalités convenues. Il suit un déroulé balisé : réunion d'ouverture, revue documentaire, entretiens, éventuelle observation des locaux, puis réunion de clôture avec restitution orale.

L'auditeur procède par recoupement : il relève un élément sur un document et vous demande la pièce qui devrait concorder. Un écart entre deux pièces pèse plus lourd qu'une pièce manquante, parce qu'il suggère que ce qui est écrit ne correspond pas à ce qui est fait.

À l'issue, il vous remet un rapport listant les éventuels écarts, qu'il qualifie selon leur caractère isolé ou systémique. Aucune grille ne prédétermine cette qualification : c'est son appréciation.

6. Traiter les écarts éventuels

Les délais de correction dépendent de la gravité de l'écart, et ils ne sont pas identiques.

Pour une non-conformité mineure, vous disposez généralement de six mois pour mettre en œuvre les actions correctives et transmettre les preuves.

Pour une non-conformité majeure, le délai est ramené à trois mois. Passé ce délai sans preuve de correction, la certification peut être refusée.

Ces durées et leurs modalités figurent dans votre rapport d'audit, qui fait référence pour votre dossier. Vérifiez-les à réception plutôt que de vous fier à une règle générale : elles peuvent varier selon les certificateurs.

7. Recevoir la décision de certification

Une fois les écarts levés, ou si l'audit est concluant d'emblée, le certificateur prend sa décision et vous délivre votre certificat.

Ce document porte votre périmètre certifié, les catégories d'actions concernées et sa date de délivrance. Notez cette date immédiatement : elle conditionne l'ensemble de votre cycle.

8. Recevoir le kit d'usage de la marque

C'est ici que le logo entre en scène, et pas avant.

Avec votre certificat, le certificateur vous remet un kit complet qui ne se limite pas au fichier graphique :

  • le règlement d'usage de la marque Qualiopi ;
  • la charte d'usage du logo ;
  • la charte graphique officielle ;
  • les fichiers du logo dans différents formats.

Ces trois documents répondent à la quasi-totalité des questions que se posent les organismes sur l'usage du logo. Lisez-les avant de créer votre premier support : c'est un investissement d'une heure qui évite des corrections en série.

9. Apposer le logo sur vos supports

Votre droit d'usage est désormais ouvert. Trois règles structurent son application.

La mention obligatoire

Le logo ne s'utilise jamais seul. Il doit être accompagné, immédiatement en dessous, de la phrase officielle :

« La certification qualité a été délivrée au titre de la ou des catégories d'actions suivantes : ... »

Complétée par les catégories exactes figurant sur votre certificat. Un logo affiché sans cette mention constitue un manquement, même si le visuel est par ailleurs conforme.

Les règles graphiques

Aucune modification n'est autorisée : ni les couleurs, ni la typographie, ni les proportions. Le bandeau Marianne et la mention République Française font partie du logo et ne peuvent être retirés.

Le logo doit rester sur fond blanc, quelle que soit la couleur de votre support. Il n'existe ni version négative, ni version monochrome. Sur un fond coloré, placez-le dans un cartouche blanc.

Il doit également disposer d'un espace de dégagement autour de lui, libre de tout autre élément graphique ou textuel.

9.1 Les supports concernés

C'est le point le plus mal compris. Le logo atteste que votre organisme respecte le référentiel. Il ne certifie pas une prestation individuelle.

Supports où il a sa place : votre site internet, vos plaquettes de présentation générale, vos documents institutionnels, vos présentations pour un appel d'offres, votre signature de courriel.

Supports où il n'a pas sa place : les attestations remises aux apprenants, les documents dédiés à une action particulière, et les supports purement promotionnels.

Beaucoup d'organismes ajoutent le logo partout par souci de bien faire, et créent ainsi le manquement qu'ils croyaient éviter.

10. Maintenir votre certification

La certification est délivrée pour un cycle de trois ans.

Un seul audit de surveillance, dans une fenêtre stricte

Contrairement à une idée répandue, il n'y a pas d'audit annuel. Un seul audit de surveillance est prévu au cours du cycle, et sa fenêtre est encadrée : il doit se dérouler entre le 14e et le 22e mois suivant la date d'obtention.

Vous ne pouvez ni l'anticiper, ni le retarder. Calculez ces deux dates dès réception de votre certificat et contactez votre certificateur au moins trois mois avant la date visée.

L'audit de renouvellement clôture ensuite le cycle et ouvre, s'il est concluant, une nouvelle période de trois ans.

L'extension de périmètre

Si vous ajoutez une catégorie d'actions, par exemple en développant une activité d'apprentissage, votre certificat doit être étendu. Cela suppose un audit complémentaire, et surtout : la mention accompagnant votre logo doit être mise à jour, faute de quoi elle ne correspond plus à votre certificat.

Les repères à retenir
  • Le droit d'usage du logo commence à la délivrance du certificat, jamais avant
  • Le logo ne s'utilise jamais sans la mention des catégories certifiées
  • Il reste sur fond blanc, quel que soit le support
  • Il n'a pas sa place sur les documents dédiés à une action particulière
  • Validité de la certification : trois ans
  • Audit de surveillance : un seul, entre le 14e et le 22e mois

11. Gérer les cas particuliers

Plusieurs événements affectent votre certification, et donc votre droit d'usage du logo.

Fusion ou restructuration. Informez votre certificateur dès que l'opération est engagée. Selon sa nature, un audit de transfert ou une extension peut être nécessaire. N'attendez pas : la période d'incertitude est aussi une période où votre usage du logo peut devenir irrégulier.

Changement de périmètre. Toute nouvelle catégorie d'actions suppose une extension de certificat avant de pouvoir être associée au logo.

Cessation d'activité ou retrait. Le droit d'usage cesse immédiatement. Retirez le logo de l'ensemble de vos supports, y compris de votre site et de vos signatures de courriel.

12. Les difficultés les plus fréquentes

  • Usage anticipé du logo. Attendre la délivrance effective du certificat, même si l'audit s'est bien passé.
  • Mention absente ou approximative. Reprendre les catégories mot pour mot depuis le certificat, sans les reformuler.
  • Logo sur les mauvais documents. Faire l'inventaire de ses modèles et retirer le logo des attestations et documents opérationnels.
  • Usage par un sous-traitant. La marque est nominative et ne se transmet pas. Un formateur indépendant qui reprend votre logo crée un manquement pour vous deux.
  • Fenêtre de surveillance manquée. Noter les deux dates dès la réception du certificat.

13. Cas concret : obtention du logo pour un organisme de cinq salariés

Prenons l'organisme FormaPro, qui dispense des formations en gestion.

Point de départ. Le responsable qualité identifie sa catégorie d'actions, actions de formation uniquement, et en déduit ses indicateurs applicables. Il écarte d'emblée ceux qui concernent l'apprentissage ou les bilans de compétences.

Choix du certificateur. Il consulte la liste du Cofrac et sollicite trois devis en communiquant son chiffre d'affaires, sa catégorie unique et son site unique. Il retient une proposition incluant l'audit de surveillance.

Préparation. Une revue interne fait apparaître deux écarts mineurs, corrigés avant l'audit, et consignés dans un document daté.

Audit initial. L'auditeur relève un écart sur l'exploitation des évaluations : les questionnaires sont collectés mais rien ne démontre ce qui en a été fait. Un délai de correction est accordé.

Correction. L'organisme met en place une synthèse des évaluations et un plan d'actions avec responsables et échéances, puis transmet les preuves.

Délivrance. Le certificat arrive avec le kit d'usage de la marque. Le responsable qualité lit les trois documents avant de créer le moindre support.

Premier usage. Il compose un bloc unique associant le logo et la mention exacte de sa catégorie, et l'intègre sur son site et sa plaquette. Il ne le place ni sur ses conventions ni sur ses attestations.

Dernier réflexe. Il note dans son agenda la fenêtre de surveillance, calculée à partir de la date de délivrance.

14. Sécuriser son usage dans la durée

La difficulté n'est pas de connaître les règles une fois, mais de les maintenir quand les supports se multiplient et que plusieurs personnes créent des documents.

Deux fonctions de Workbots répondent à ce point.

Le module Branding centralise votre identité visuelle et l'applique automatiquement à vos documents générés, à vos portails et à vos courriels, avec un aperçu en temps réel. Vous paramétrez une fois ce qui apparaît sur quel type de document.

Le catalogue en ligne affiche votre certification Qualiopi sur votre page publique. C'est exactement le type de support institutionnel où le logo a sa place, et il devient le point d'entrée où vos clients constatent votre certification.

Le tableau de bord, enfin, affiche votre prochain audit planifié avec un compte à rebours, ce qui neutralise le risque de la fenêtre de surveillance manquée.

15. Un processus maîtrisable

La procédure est codifiée et reproductible. Les difficultés ne viennent presque jamais du référentiel lui-même, mais de trois choses : une catégorie d'actions mal identifiée au départ, des preuves reconstituées trop tard, et un usage du logo fondé sur l'intuition plutôt que sur la charte.

Un échange d'une demi-heure avec un consultant spécialisé permet de vérifier que votre dossier est prêt avant de contacter un certificateur.

Questions fréquentes

À partir de quand puis-je afficher le logo Qualiopi ?
À la délivrance de votre certificat, pas avant. Ni la signature du contrat avec le certificateur, ni la réalisation de l'audit n'ouvrent le droit d'usage. Afficher le logo pendant la préparation constitue un usage frauduleux.
Combien d'audits de surveillance pendant les trois ans ?
Un seul, contrairement à une idée répandue. Il n'y a pas d'audit annuel. Cet audit doit se dérouler entre le 14e et le 22e mois suivant la date d'obtention, et cette fenêtre est stricte : ni anticipation, ni dépassement.
Que reçoit-on exactement avec le certificat ?
Un kit complet, et pas seulement un fichier graphique : le règlement d'usage de la marque, la charte d'usage du logo, la charte graphique officielle et les fichiers du logo en différents formats. Ces trois documents répondent à la quasi-totalité des questions sur l'usage.
Que se passe-t-il si j'ajoute une nouvelle catégorie d'actions ?
Votre certificat doit être étendu, ce qui suppose un audit complémentaire. Et surtout, la mention accompagnant votre logo doit être mise à jour : elle reprend les catégories exactes du certificat. Une mention qui ne correspond plus à votre périmètre constitue un manquement.

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