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Opcommerce : la marche à suivre, étape par étape

Aucun référencement préalable n'est nécessaire pour travailler avec l'Opcommerce : votre certification Qualiopi suffit. Ce qui compte, c'est de vérifier le rattachement de votre client, de lui fournir les bonnes pièces et de transmettre vos justificatifs à temps. Voici les six étapes.

Ce qu'il faut savoir avant de commencer

Une clarification qui vous évitera une démarche inutile.

Aucun référencement préalable

Il n'existe pas de procédure d'agrément à obtenir auprès de l'Opcommerce avant de pouvoir travailler avec ses adhérents.

Deux conditions suffisent, et elles vous concernent déjà : une déclaration d'activité valide auprès de votre DREETS, et une certification Qualiopi en cours de validité.

Aucun catalogue à alimenter

Vous n'avez pas d'offre à publier chez l'opérateur. Ce que vous vendez à vos clients relève de votre catalogue, pas du sien.

Qui dépose la demande

L'entreprise cliente, depuis son espace sur le portail de l'opérateur. Elle est adhérente, elle contractualise, elle reçoit la décision.

Votre organisme intervient comme prestataire : vous fournissez les pièces, vous dispensez la formation, vous transmettez les justificatifs.

Étape 1 : Vérifier le rattachement de votre client

Quand : au premier échange, avant toute proposition chiffrée.

Le critère qui tranche

La convention collective réellement appliquée, identifiée par son numéro IDCC. Votre client le trouve sur ses bulletins de paie.

Le code APE est un indicateur, pas une règle.

Les erreurs de prospection les plus courantes

Les métiers de bouche et les pharmacies d'officine relèvent d'OPCO EP.

La vente automobile relève d'OPCO Mobilités.

Une chaîne de boulangeries et un hypermarché vendent tous deux du pain, sans dépendre du même opérateur.

Les outils

CFA Dock permet de retrouver l'opérateur compétent à partir de l'IDCC ou du SIRET. Le site de l'Opcommerce propose également une recherche par branche.

Ce que cette étape produit : la certitude que la démarche est possible.

La question à poser au premier rendez-vous : quel est votre numéro IDCC ? Deux minutes de vérification vous évitent de construire une proposition sur un financement qui n'existe pas.

Étape 2 : Identifier le dispositif et les conditions

Quand : avant de construire votre proposition.

Deux circuits distincts

L'alternance, avec les contrats d'apprentissage et de professionnalisation. Les niveaux de prise en charge sont fixés par branche.

Le plan de développement des compétences, pour la formation des salariés en poste. Les fonds mutualisés visent prioritairement les entreprises de moins de cinquante salariés.

Les conditions par branche

L'Opcommerce couvre une vingtaine de branches, et chacune définit ses priorités, ses plafonds et ses conditions.

Consultez celles applicables à votre client sur le site de l'opérateur, pour l'exercice en cours. Elles évoluent d'une année à l'autre.

La règle de votre discours commercial

N'annoncez aucun montant. Il dépend des conditions de la branche et des enveloppes disponibles, deux éléments que vous ne maîtrisez pas.

Ce que cette étape produit : le cadre dans lequel votre proposition s'inscrit.

Étape 3 : Fournir les pièces

Quand : dès que la date de session est arrêtée.

Ce que votre client attend de vous

  • Le programme détaillé : objectifs, contenu, durée en heures, modalités pédagogiques et d'évaluation
  • Le devis, daté, avec le coût pédagogique clairement identifié
  • La convention de formation
  • Votre attestation Qualiopi en cours de validité

Un seul envoi

Pas de pièces au fil de l'eau. Chaque aller-retour retarde le dépôt, et certains dossiers ne repartent jamais.

Le point sur lequel se joue l'instruction

Votre programme doit permettre d'établir le lien avec le métier ou les compétences visées par l'entreprise.

Un document générique ne le permet pas.

Ce que cette étape produit : un dossier complet côté prestataire.

Étape 4 : Le dépôt par votre client

Quand : avant le démarrage de la formation.

La règle ferme

Une action déjà commencée n'est pas prise en charge. C'est le point sur lequel se perdent le plus de financements.

Ce que vous pouvez faire

Rappeler le principe à votre client, et vérifier quelques jours après votre envoi qu'il a bien pu déposer.

Ce que vous ne pouvez pas faire

Déposer à sa place, consulter son espace, ou connaître l'état de son enveloppe.

Ce que cette étape produit : l'entrée du dossier en instruction.

Étape 5 : Réaliser et tracer

Pendant la session.

Demandez une copie de l'accord

L'accord de prise en charge précise le montant retenu et les justificatifs attendus. C'est ce document, et non une règle générale, qui vous indique ce que vous devrez produire.

Les émargements

Recueillis à chaque demi-journée, signés par les participants et par le formateur, avec les horaires réels.

Au début de la demi-journée plutôt qu'à la fin : signer en fin de séance revient à faire signer ceux qui sont déjà partis.

Pour une séquence à distance

La preuve prend une autre forme : traces de connexion, temps passé, activités réalisées.

Ce que cette étape produit : vos preuves de réalisation.

Étape 6 : Transmettre les justificatifs

Quand : dès la clôture de la session.

Ce que vous transmettez

  • Les feuilles d'émargement signées
  • L'attestation de fin de formation
  • La facture
  • Toute pièce mentionnée dans l'accord de prise en charge

Pourquoi ne pas attendre

Un délai s'applique, précisé dans l'accord, et il court dès la fin de l'action. Votre client ne peut rien finaliser sans vos pièces.

La vérification avant envoi

Confrontez le volume horaire facturé aux heures réellement émargées. Un écart bloque le dossier, et la correction suppose de tout reprendre.

Ce que cette étape produit : le déclenchement du règlement.

Tableau récapitulatif

ÉtapeQui agitCe qu'elle produit
1. Vérifier le rattachementVous, avec le clientIDCC confirmé
2. Identifier les conditionsVousLe cadre de la proposition
3. Fournir les piècesVousUn envoi unique et complet
4. Déposer la demandeL'entrepriseL'entrée en instruction
5. Réaliser la sessionVousÉmargements et évaluations
6. TransmettreVousLe déclenchement du règlement

Cinq étapes sur six relèvent de vous. Votre client n'intervient qu'à l'étape 4, mais sans cette action rien n'avance.

Les erreurs qui bloquent un dossier

  • Présumer du rattachement. Demandez l'IDCC plutôt que de déduire du secteur d'activité.
  • Annoncer un montant. Vous ne connaissez ni les conditions de la branche ni l'enveloppe disponible.
  • Envoyer les pièces au compte-gouttes. Chaque aller-retour retarde le dépôt.
  • Laisser démarrer avant l'accord. Le financement est alors définitivement perdu.
  • Traîner sur les justificatifs. Le délai court dès la fin de l'action.
  • Négliger la concordance horaire. Heures facturées et heures émargées doivent correspondre.

Bonnes pratiques

  • Anticipez. Dès qu'une date de session est arrêtée, vos pièces partent.
  • Vérifiez votre certification. Sa date d'échéance, pas seulement son obtention.
  • Centralisez vos justificatifs. Une version numérique de chaque facture, émargement et attestation.
  • Consultez les conditions chaque année. Les priorités et plafonds évoluent par branche.
  • Appelez votre conseiller en cas de doute. Quinze minutes au téléphone valent mieux qu'un refus.

Suivre plusieurs circuits sans s'y perdre

Si votre clientèle couvre plusieurs secteurs, vous jonglez entre des opérateurs qui ont chacun leurs conditions et leurs modalités.

Trois fonctions de Workbots répondent à cette contrainte.

La base Financeurs centralise vos interlocuteurs et les relie aux entreprises et apprenants concernés, avec un suivi budgétaire. Vous savez immédiatement de quel circuit relève chaque dossier.

La base Entreprises conserve pour chaque client son SIRET, ses contacts et ses apprenants rattachés. L'IDCC vérifié une fois y reste consigné, ce qui évite de refaire la vérification à chaque session.

La génération automatique des documents de session produit programme, devis, convention et convocations à partir d'une saisie unique. Votre client reçoit tout en un seul envoi.

S'y ajoute l'émargement numérique, recueilli par signature électronique horodatée, qui permet de générer l'attestation dès la clôture et garantit la concordance entre heures facturées et heures émargées.

Pour approfondir les autres circuits, lisez nos articles FIF PL : la marche à suivre, étape par étape, AGEFICE : la marche à suivre, étape par étape et AGEFICE : de quoi parle-t-on exactement ?, ainsi que la rubrique Financement et OPCO.

Un échange de trente minutes permet d'adapter cette organisation à votre portefeuille de clients.

Questions fréquentes

Faut-il un référencement préalable auprès de l'Opcommerce ?
Non. Aucune procédure d'agrément n'est à obtenir avant de travailler avec ses adhérents. Deux conditions suffisent : votre déclaration d'activité valide auprès de la DREETS et votre certification Qualiopi en cours de validité.
Dois-je publier mes formations dans un catalogue ?
Non, il n'existe pas de catalogue à alimenter chez l'opérateur. Ce que vous vendez relève de votre propre offre. Ce qui compte, c'est que votre programme permette d'établir le lien avec les compétences visées par l'entreprise.
Puis-je déposer la demande pour mon client, même sur mandat ?
Non, l'entreprise dépose depuis son espace. Votre rôle consiste à lui fournir programme, devis, convention et attestation Qualiopi en un seul envoi, puis à vérifier quelques jours plus tard qu'elle a bien pu déposer.
Comment savoir si mon client relève de l'Opcommerce ?
Par son numéro IDCC, qui figure sur ses bulletins de paie. Le code APE ne suffit pas. L'outil CFA Dock permet de retrouver l'opérateur compétent à partir de l'IDCC ou du SIRET.

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